Responsable National(e) de Projet
DÉTAILS DU POSTE
Type de contrat : Contrat de service
Niveau : SB4
Unité : Secteur de l'éducation (ED)
Lieu d'affectation : Kinshasa
Lieu du travail : Sur site
Durée du contrat : 6 mois
Recrutement ouvert à : Candidats externes
Date limite de candidature (minuit, heure de UTC+1) : 04/05/2026
Valeurs fondamentales de l'UNESCO : Engagement envers L'Organisation, Integrité, Respect de la diversité et Professionnalisme
Les candidatures féminines sont fortement encouragées et seuls les ressortissants de la République Démocratique du Congo peuvent postuler à ce poste.
CONTEXTE ORGANISATIONNEL
Malgré des décennies de progrès, la crise mondiale de l'éducation s'aggrave, en particulier pour les enfants les plus vulnérables. En 2023 (dernières données comparables disponibles à l'échelle mondiale), on estimait à 272 millions le nombre d'enfants et de jeunes âgés de 6 à 18 ans non scolarisés dans le monde . Au niveau régional, la crise est fortement concentrée en Afrique subsaharienne (39 %). Avec plus de 100 millions d'enfants non scolarisés, la région supporte une part disproportionnée du fardeau mondial, en raison d'une interaction complexe entre les conflits, la pauvreté, la croissance démographique et les obstacles systémiques à la scolarisation, mais aussi, et surtout, des faibles acquis scolaires qui réduisent la motivation à aller à l'école. Cela souligne la nécessité de programmes et de politiques visant à renforcer la pédagogie des enseignants en classe.
La situation est particulièrement grave en Afrique occidentale et centrale, ainsi que dans les zones touchées par des conflits. Des pays tels que le Burkina Faso, la République démocratique du Congo (RDC), le Nigeria et le Soudan du Sud sont confrontés à des défis majeurs, qui sont aggravés par les déplacements massifs de populations dus à la violence et aux troubles persistants. Les enfants sont particulièrement touchés, notamment à long terme, car ils perdent l'accès à un développement social et émotionnel sain ainsi qu'à des opportunités éducatives. Une fois que les enfants ont abandonné l'école, ils y retournent rarement en raison de l'absence de programmes de « deuxième chance » permettant aux enfants non scolarisés de retourner à l'école.
La RDC a connu une forte augmentation du nombre d'enfants non scolarisés, en particulier dans les provinces orientales touchées par le conflit. Dans la seule province d'Ituri, on compte cette année plus de 130 000 enfants non scolarisés supplémentaires à la suite des récentes violences et de la destruction ou de la fermeture de plus de centaines d’écoles .
Ces crises s'ajoutent à des obstacles systémiques profondément enracinés qui continuent de freiner l’accès à une éducation inclusive et de qualité. Comme le souligne le premier rapport de l’UNESCO-IICBA sur les enseignants en Afrique, de multiples facteurs conduisent les enfants à abandonner l'école . Du côté de l'offre, les longues distances à parcourir pour se rendre à l'école, la surcharge des classes, la pénurie d'enseignants, l’état précaire des infrastructures et l'insécurité des environnements scolaires continuent de nuire à l'accès et à la qualité de l'éducation. Du côté de la demande, les enfants, en particulier les filles, sont confrontés à des normes socioculturelles restrictives, à la pression d'exercer un travail rémunéré ou domestique, au mariage et à la maternité précoces, ainsi qu'à une insécurité chronique. Tous ces facteurs contribuent aux taux élevés d'abandon et de non-scolarisation. Il est important de noter que les estimations issues de dix pays africains indiquent que la principale raison pour laquelle les enfants quittent l'école primaire ou le premier cycle du secondaire est le manque d'apprentissage effectif. Pour les filles comme pour les garçons, le coût de l'exclusion éducative est considérable ; il réduit non seulement leurs revenus potentiels à vie, mais compromet également leur santé, leur sécurité et leur bien-être. En outre, le mariage précoce, la violence sexiste et les grossesses précoces, phénomènes plus fréquents lorsque les filles abandonnent l'école, entraînent des conséquences sociales et économiques encore plus graves.
Dans ce contexte, le présent projet vise à tester un programme innovant de « deuxième chance » pour les enfants non scolarisés dans quatre pays prioritaires : le Burkina Faso, la RDC, le Nigeria et le Soudan du Sud. Il s'appuie sur des modèles éprouvés d'apprentissage accéléré et d'espaces sûrs développés par le Centre for Girls Education et Geneva Global, adaptés à des contextes marqués par l’instabilité et la rareté des ressources. Le projet mettra en œuvre un programme d'apprentissage accéléré (PAA), offrant un enseignement condensé, fondé sur les compétences et aligné sur les programmes scolaires nationaux, tout en intégrant le bien-être psychosocial, les compétences de vie et le soutien à la réintégration des apprenants non scolarisés.
Les principaux éléments et objectifs du projet sont les suivants :
• Réintégration des enfants non scolarisés dans le système éducatif formel
o Mise en œuvre d'un programme d'apprentissage accéléré, combinant apprentissage en classe et dispositifs communautaires (ou, lorsque cela s’avère nécessaire, dans des structures non formelles distinctes).
o Formation ciblée des enseignants à une pédagogie accélérée, centrée sur l'apprenant et sensible au genre, alignée sur un programme condensé et axé sur les compétences.
o Adaptation du programme scolaire sur la base des modèles éprouvés d’apprentissage flexibles (niveaux I à III), permettant aux apprenants de rattraper leur retard et de se réintégrer dans l'éducation formelle.
o Fourniture d'un soutien matériel à certaines écoles et à certains élèves, notamment par la dotation en équipement scolaires, matériels pédagogiques et kits d'hygiène et d'intimité, afin de lever les principaux obstacles matériels à la scolarisation.
• Renforcement des capacités des écoles à offrir un environnement propice à l'apprentissage pour les enfants non scolarisés.
o Création d'espaces sûrs au sein des écoles afin d'offrir un soutien psychosocial, des compétences pratiques, une éducation à la santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’un mentorat, en particulier pour les adolescentes, selon les besoins, le week-end ou après les heures de classe.
• Adoption institutionnelle et viabilité à long terme du modèle de PAA
o Intégration du modèle dans les politiques éducatives, grâce à une collaboration étroite avec les ministères concernés, les bureaux de district et les directions d'écoles, ainsi qu'avec l'UA au niveau continental, afin d'en assurer l’institutionnalisation.
o Élaboration et validation conjointes des programmes d'études, mobilisation des salles de classe et des enseignants existants, et plaidoyer soutenu en faveur de l'adoption et de la mise à l'échelle du modèle au niveau national.
Ensemble, ces efforts visent à combler le fossé éducatif en offrant aux enfants non scolarisés un parcours structuré, inclusif et évolutif vers la réintégration dans l'éducation formelle. Grâce à la formation des enseignants et à l’approche centrée sur l’apprenant, le programme vise à s'attaquer directement au déficit d'apprentissage, principal facteur du décrochage scolaire dans l'enseignement de base.
TÂCHES ET SERVICES PRINCIPAUX
Le Responsable de projet assistera la planification globale, la mise en œuvre, le suivi, l'établissement de rapports, l'évaluation et la documentation du projet et assurera les tâches spécifiques suivantes :
Planification et mise en œuvre du projet :
• Contribuer à la mise à jour régulière de la planification du projet en fonction des priorités nationales et du cadre de résultats du Projet et participer au suivi de sa mise en œuvre tout en faisant des propositions de réajustements, si nécessaire
• Soutenir la mise en place de mécanismes innovants, notamment de capitalisation et création de connaissances, visant à assurer la durabilité des résultats du Projet
• Contribuer à l’identification et au développement des opportunités de création de synergies avec d’autres initiatives connexes internes et externes dans une logique de synergie partenariale et de mobilisation de fonds additionnels
• Contribuer à l’accompagnement et au conseil des autorités
• Contribuer à la mobilisation et l’implication technique, selon les besoins, des experts de l’UNESCO notamment de l’IICBA dans la mise en œuvre des activités du Projet
• Assister à la communication régulière pertinente pour assurer la visibilité optimale aux actions du Projet et à l’UNESCO
• Assurer toute autre tâche demandée par le Chef de bureau de l’UNESCO en RDC
Suivi de programme et reporting :
• Assister au suivi de la mise en œuvre et à la préparation de révisions budgétaires selon les besoins, en ligne avec les priorités du projet et en étroite collaboration avec l’équipe de coordination à l’UNESCO IICBA
• Contribuer au suivi des questions administratives concernant le projet, y compris la gestion des contrats
• Assister à l’élaboration des rapports d’avancement de la mise en œuvre du Projet
• Contribuer à la préparation de tout autre document de suivi et/ou de briefing pertinent demandés par le Chef de bureau ou par l’équipe de coordination à l’UNESCO IICBA
RÉSULTATS ATTENDUS
Les principaux résultats escomptés de ce poste sont les suivants :
• Contribution à la mise en œuvre, au suivi et l'évaluation efficaces du Projet
• Contribution au développement/renforcement de partenariats, notamment financiers, pour promouvoir le mandat de l'UNESCO
• Contribution à la bonne visibilité du projet et de l'UNESCO aussi bien au niveau de la partie nationale qu’au niveau des PTFs
DURÉE DU CONTRAT
La durée du contrat devrait être de six mois.
COMPÉTENCES Fondamentales (F) et Managériales (M)
- Comunicación (B)
- Responsabilidad (B)
- Innovación (B)
- Intercambio de conocimientos y mejora continua (B)
- Planificación y organización (B)
- Intercambio de conocimientos y mejora continua (B)
- Trabajo en equipo (B)
Para información detallada, consulte el Marco de Competencias de la UNESCO.
QUALIFICATIONS REQUISES
FORMATION
• Diplôme universitaire supérieur (master ou diplôme équivalent) dans le domaine de l'éducation, des sciences sociales, communication ou dans un autre domaine connexe cohérent avec le mandat de l'UNESCO.
EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE
• Au moins 2 années d'expérience professionnelle pertinente, à responsabilité progressive, dans le domaine de gestion de projets;
• Expérience professionnelle avérée sur les questions relatives à l’éducation, la communication sociale ;
• Expérience dans la mise en œuvre de projets et de programmes avec des partenaires gouvernementaux ;
APTITUDES ET COMPÉTENCES
• Capacité à gérer des budgets, participer au suivi et à l'évaluation des projets et rendre compte de leur mise en œuvre ;
• Bonne compréhension du pays et du travail de développement dans le secteur de l'éducation ;
• Bonne capacité à fournir des conseils sur les enfants déscolarisés, et à établir de relations de travail avec d’autres partenaires dans le secteur de l’éducation au niveau national
• Capacité avérée à travailler dans un environnement multiculturel et à établir des relations de travail harmonieuses et efficaces, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Organisation.
LANGUES
• Excellente connaissance du français écrit et parlé, et bonne connaissance de l’anglais.
QUALIFICATIONS SOUHAITEES
FORMATION
• Diplôme universitaire supérieur (master ou diplôme équivalent) dans le domaine de l'éducation, des sciences sociales, communication ou dans un autre domaine connexe cohérent avec le mandat de l'UNESCO.
EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE
• Au moins 2 années d'expérience professionnelle pertinente, à responsabilité progressive, dans le domaine de gestion de projets;
• Expérience professionnelle avérée sur les questions relatives à l’éducation, la communication sociale ;
• Expérience dans la mise en œuvre de projets et de programmes avec des partenaires gouvernementaux ;
APTITUDES ET COMPÉTENCES
• Bonne connaissance des politiques et procédures de programmation dans le domaine de la coopération internationale au développement, en particulier au sein des Nations unies ;
• Excellente capacité à présenter efficacement à un public varié;
• Connaissances avancées en informatique;
• Capacité à travailler sous pression, flexibilité et faculté d’adaptation aux horaires de travail et priorités selon le volume de travail, les urgences et les échéances.
LANGUES
• Excellente connaissance du français écrit et parlé, et bonne connaissance de l’anglais.
AVANTAGES ET DROITS
Les rémunérations versées par l'UNESCO se composent d'un salaire de base complété par des avantages sociaux. Le cas échéant, ceux-ci peuvent inclure une cotisation de sécurité sociale de 15 %, 30 jours de congés annuels, 24 jours de congés maladie sur présentation d'un certificat médical et 6 jours de congés maladie sans certificat médical pour un contrat d'un an à temps plein. Pour les contrats d'une durée inférieure à un an, ces avantages sont accordés au prorata.
PROCESSUS DE SÉLECTION ET DE RECRUTEMENT
Veuillez noter que tous les candidats doivent remplir une demande en ligne et fournir des informations complètes et exactes.
Pour postuler, veuillez visiter le site Web de l’UNESCO Carrières. Aucune modification ne peut être apportée à la candidature soumise.
Le processus peut inclure des entretiens vidéo préenregistrés et/ou des évaluations écrites, des entretiens avec un jury, ainsi que des vérifications de références. En outre, il pourra être demandé aux candidats de fournir des informations complémentaires jugées pertinentes au regard des qualifications requises pour le poste.
Veuillez noter que tous les candidats, qu’ils soient retenus ou non, seront informés du résultat de leur candidature en temps utile.
Les candidats présélectionnés peuvent également être ajoutés à des viviers de talents, sous réserve de leur consentement (voir la Déclaration de confidentialité des données).
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
- L’UNESCO rappelle que la considération dominante dans le recrutement du personnel doit être la nécessité d’assurer à l’Organisation les services de personnes possédant les plus hautes qualités de travail, de compétence et d’intégrité.
- L’UNESCO applique une politique de tolérance zéro à l’égard de toute forme de harcèlement.
- Les personnes issues de groupes minoritaires et de groupes autochtones, ainsi que les personnes handicapées, sont également encouragées à postuler.
- Toutes les candidatures seront traitées avec la plus grande confidentialité..
- L’âge statutaire de départ à la retraite à l’UNESCO est de 65 ans.
- L’UNESCO ne prend de frais à aucune étape du recrutement.