Consultant(e) National(e) en appui au/à la consultant(e) international(e)

Secteur de tutelle : Secteur de l'éducation (ED)

Lieu d'affectation: Bujumbura

Catégorie d'emplois: Éducation

Type de contrat : Consultant National

Durée du contrat : 2 mois

Recrutement ouvert à : Candidats externes

Clôture des candidatures (minuit heure de Paris) : 04/03/2026

 

Valeurs fondamentales de l’UNESCO : Engagement envers l’Organisation, intégrité, respect de la diversité, professionnalisme

 

RESUME DES FONCTIONS DU POSTE

1. Contexte et justification

Le Burundi a élaboré sa dernière stratégie nationale de développement et de pérennisation du SIGE qui couvrait la période 2016-2020 et dont sa mise en œuvre a souffert d’un manque de financements suffisants et coordonnés. En effet, elle prévoyait à moyen terme la mise en place d’un SIGE sectoriel unique, la digitalisation de la collecte des données, le géoréférencement des établissements scolaires, la finalisation du module de gestion des ressources humaines, l’interconnexion du SIGE central avec les bases de données sur les ressources humaines, les examens et concours, les évaluations des acquis scolaires et les infrastructures, ainsi que la décentralisation du SIGE dans les provinces. De même, elle visait à long terme la mise en place d’un système d’immatriculation des élèves pour assurer un meilleur suivi de leur cursus scolaire, une décentralisation du SIGE dans les communes, un recensement biométrique du personnel et des élèves, ainsi qu’une interconnexion trans-sectorielle de la plateforme sectorielle du SIGE avec l’ensemble des bases de données des évaluations, du GRH, des examens et concours.

 

Cependant certaines activités prévues dans la Stratégie ont été développées, notamment le SIG avec l’appui du PAADESCO. En  outre, d’autres activités sont en cours de développement, particulièrement le SIGE-GRH avec l’appui du projet Twige Neza financé principalement par des subventions de l’Agence Française de Développement (AFD) et du Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME). Mais dans l’ensemble beaucoup d’autres activités n’ont pas encore été réalisées. C’est à ce titre que l’analyse des facteurs favorables avait révélé que l’obsolescence de la stratégie nationale de développement et de pérennisation du SIGE avait un impact négatif sur la qualité des données. En effet, on note (i) l’existence de plusieurs sources de données sur les enseignants, les infrastructures et les intrants pédagogiques ; (ii) la mauvaise tenue des registres scolaires qui ne permet pas un remplissage correct des questionnaires du recensement scolaire ; (iii) les insuffisances dans le traitement des données du fait des incohérences dans les bases de données existantes, l’absence d’une base de données relationnelle sectorielle regroupant les données de tous les niveaux d’enseignement du secteur de l’éducation et de la formation et le manque d’interconnexion avec les bases de données des ressources humaines (RH), des infrastructures et des examens et concours; (iv) l’absence des données de population à jour, ce qui pourraient remettre en question la fiabilité du calcul de certains indicateurs utilisant ces données et (v) les faibles capacités techniques de la chaine de production des données.

(vi) l’absence d’une source de données unique consolidant les collectes multiples et évitant les redondances au niveau scolaire ; (vii) l’absence d’un cadre formel d’évaluation de la qualité des données adapté au secteur éducation (DQAF sectoriel) ; (viii) l’insuffisance d’une architecture technique moderne supportant la déconcentration du SIGE jusqu’au niveau école avec des tableaux de bord; (ix) l’absence de procédures opérationnelles standardisées (SOP) assurant l’unicité et la conformité des processus de collecte, saisie et validation ; (x) des liens fonctionnels non formalisés entre le SIGE, l’Institut de Statistique et d’Études Économiques du Burundi (ISTEEBU) et le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) ; (xi) l’absence d’une revue critique et d’une feuille de route de modernisation de la plateforme StatEduc; et (xii) l’insuffisance des mécanismes pragmatiques de suivi de la masse salariale enseignante malgré les limites d’intégration directe aux fichiers de paie.

 

C’est dans ce contexte que le Projet d’Appui à l’Amélioration des Apprentissages au Burundi (PAQABU), financé par le Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME) prévoit la révision de la stratégie nationale de renforcement du SIGE. Cette mise à jour de la stratégie permettra d’identifier les actions appropriées pour corriger les dysfonctionnements relevés par le constat plus haut. Par ailleurs, la révision de la stratégie SIGE permettra au MENRS de disposer d’un outil institutionnel, organisationnel et technique à jour répondant plus efficacement aux besoins de production, diffusion et utilisation de statistiques de qualité, pour améliorer l’efficacité de la gestion et le pilotage prospectif du système éducatif burundais.  Le document révisé proposera des orientations stratégiques organisées autour de trois piliers (technique, organisationnel et institutionnel), des axes opérationnels, des procédures standardisées de mise en œuvre, un cadre d’évaluation et un suivi-évaluation robuste, ainsi qu’une estimation détaillée et budgétisée des coûts des activités pour une mise en œuvre étalée de 2026 à 2030.

 

Pour mener à bien cette activité, le Bureau Régional de l'UNESCO pour l'Afrique centrale recrute un(e) consultant(e) national(e) afin de fournir un appui technique et contextuel à un(e) consultant(e) international(e) pour accompagner le Gouvernement du Burundi, à la fois à réaliser un diagnostic exhaustif du SIGE et à actualiser sa stratégie, en y intégrant un plan opérationnel de mise en œuvre robuste.

2. Objectifs

La mission du (de la) consultant(e) national(e) vise à fournir un appui technique, contextuel et opérationnel au (à la) consultant(e) international(e) pour la réussite de la mission de mise à jour de la stratégie SIGE.

De façon spécifique, il s’agira de :

         2.1 Appui à la conduite du diagnostic :

  • Faciliter la prise de contact, l’organisation des entrevues et des visites de terrain avec les acteurs clés aux niveaux central, provincial, communal et scolaire ;
  • Assurer la traduction et l’interprétation si nécessaire (Kirundi/Français) lors des entretiens et des visites sur le terrain ;
  • Collecter, compiler et synthétiser les documents de référence nationaux (textes législatifs, rapports antérieurs, documents de projets PAADESCO, Twige Neza, etc.) pour le(la) consultant(e) international(e) ;
  • Contribuer à l’analyse du contexte administratif et des dynamiques institutionnelles entre le MENRS, l’ISTEEBU, la Fonction Publique et autres entités concernées ;
  • Aider à identifier et à comprendre les pratiques informelles et les contraintes réelles de collecte et de gestion des données au niveau des écoles et des administrations déconcentrées.  

         2.2 Appui à l’élaboration participative de la stratégie :

  • Participer activement aux réunions de travail et aux ateliers de co-construction, en apportant un éclairage sur les réalités et contraintes locales ;
  • Appuyer la contextualisation des propositions techniques, organisationnelles et institutionnelles du (de la) consultant(e) international(e) pour assurer leur adéquation avec le cadre juridique et les capacités nationales ;
  • Contribuer à la rédaction et à la formulation des différentes sections du document de stratégie et du plan opérationnel en français, en veillant à la clarté et à la précision des termes utilisés dans le contexte burundais ;
  • Participer à l’estimation budgétaire en fournissant des informations sur les coûts locaux (main d’œuvre, équipements, formations, etc.).

         2.3 Appui à la validation et à la dissémination de la stratégie :

  • Contribuer à la préparation et à la facilitation des ateliers de validation (technique et finale), en jouant un rôle de facilitateur ;
  • Aider à intégrer les commentaires et observations émanant des parties prenantes nationales dans les documents finaux ;
  • Appuyer la rédaction des comptes-rendus d’ateliers et des notes de synthèse en français.

 

3. Résultats attendus

À l’issue de la mission, le(la) consultant(e) national(e) aura contribué de manière significative à :

  • Une collecte d’informations de terrain fluide, complète et représentative de la réalité burundaise ;
  • Une analyse diagnostique pertinente et contextualisée ;
  • Un document de stratégie et un plan opérationnel réalistes, adaptés au contexte et faciles d’appropriation par les institutions nationales ;
  • Des ateliers de validation conduits de manière inclusive et productive.

4. Approche méthodologique

Le(la) consultant(e) national(e) travaillera en étroite collaboration et sous la supervision technique du (de la) consultant(e) international(e). Il/Elle adoptera une approche proactive et de facilitation. Sa méthodologie reposera sur :

  • Une revue documentaire ciblée des textes et rapports nationaux ;
  • Un travail de réseau et de liaison permanent avec les responsables /points focaux des différentes structures impliquées ;
  • Une participation active à toutes les phases de la consultance (diagnostic, élaboration de la stratégie, validation de la stratégie) ;
  • Une communication régulière et transparente avec le(la) consultant(e) international(e) et l’équipe technique nationale SIGE du MENRS.

5. Livrables

Le(la) consultant(e) national(e) contribuera aux livrables principaux de la consultance internationale. Ses livrables spécifiques incluront :

  • Rapport de contribution au diagnostic : Synthèse des informations contextuelles collectées, notes d’entretiens traduites/synthétisées, analyse des contraintes administratives identifiées ;
  • Notes techniques contextuelles : synthèse des documents fournis pour éclairer des points spécifiques (contexte juridique, explication d’un processus administratif, feedback sur une proposition) ;
  • Contributions écrites aux documents finaux : Rédaction ou relecture/adaptation de parties du document de stratégie et du plan d’action en s’assurant de leur adéquation au contexte local ;
  • Compte-rendu succinct des ateliers de validation (en complément du rapport officiel du consultant international).

COMPETENCES (Fondamentales / Managériales)

Professionnalisme (F)
Communication (F)
Culture du résultat (F)
Innovation (F)
Planification et organisation (F)
Responsabilité (F)
Travail en équipe (F)

Pour plus d’informations, merci de consulter le Référentiel des compétences de l’UNESCO.

QUALIFICATIONS REQUISES

Education

  • Diplôme universitaire de niveau Bac + 3 minimum en statistiques, sciences de l’éducation, gestion de l’information, économie, sociologie ou disciplines connexes.

 

Expérience Professionnelle

  • Justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 5 ans dans le secteur de l’éducation, de la statistique ou de la gestion de projet au Burundi ;
  • Avoir une connaissance approfondie du système éducatif burundais, de son architecture administrative et de son Système d’information pour la gestion de l’éducation (SIGE);
  • Avoir une expérience avérée de travail avec les structures du MENRS (centrale, provinciales, communales) et une bonne compréhension des dynamiques interinstitutionnelles.

Savoir-faire et compétences 

  • Capacité d'établir et d'entretenir des relations de travail efficaces avec les autorités nationales/locales, les partenaires techniques et financiers, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales ;
  • Excellentes habiletés en communication orale et écrite ;
  • Maîtrise de l’outil informatique (Word, Excel, Outlook, PowerPoint, etc.) ;
  • Excellentes capacités d’écoute et d’encadrement ;
  • Sens élevé du devoir professionnel, de l’honnêteté et de la responsabilité ;
  • Personnalité souple et proactive ;
  • Autonomie et aptitude au travail en équipe multiculturelle.
  • Faire preuve d’une grande discrétion, d’intégrité et de capacités de travail en équipe.

 

Langue de travail

  • Français et Kirundi.

PROCESSUS DE SÉLECTION ET DE RECRUTEMENT

Veuillez noter que tous les candidats doivent remplir une demande en ligne et fournir des informations complètes et exactes. Pour postuler, veuillez visiter le site Web de l'UNESCO carrières. Aucune modification ne peut être apportée à la candidature soumise.

L'évaluation des candidats est basée sur les critères de l’avis de vacance de poste et peut inclure des tests et/ou des évaluations, ainsi qu'un entretien basé sur les compétences.

  L'UNESCO utilise des technologies de communication telles que la vidéo ou la téléconférence, la correspondance par e-mail, etc. pour l'évaluation des candidats.

Veuillez noter que seuls les candidats sélectionnés seront contactés et que les candidats à l'étape de sélection finale seront soumis à une vérification des références sur la base des informations fournies.

L’UNESCO rappelle que la considération dominante dans le recrutement du personnel doit être la nécessité d’assurer à l’Organisation les services de personnes possédant les plus hautes qualités de travail, de compétence et d’intégrité. L’UNESCO applique une politique de tolérance zéro à l’égard de toute forme de harcèlement. L’UNESCO s’est engagée à atteindre et à maintenir une répartition géographique équitable et diversifiée, ainsi que la parité des genres parmi les membres de son personnel dans toutes les catégories et à tous les niveaux. En outre, l’UNESCO est résolue à atteindre une diversité de personnel sur le plan du genre, de la nationalité et de la culture. Les candidatures de ressortissants d’États membres non et sous-représentés (veuillez cliquer ici pour la dernière mise à jour) sont particulièrement bienvenues et vivement encouragées. Les personnes issues de groupes minoritaires et de groupes autochtones, ainsi que les personnes handicapées, sont également encouragées à postuler. Toutes les candidatures seront traitées avec la plus grande confidentialité. Une mobilité mondiale est requise pour les membres du personnel nommés sur des postes internationaux.

L’UNESCO ne prend de frais à aucune étape du recrutement.

Veuillez noter que l'UNESCO est une organisation non-fumeurs.